Bienvenue à l’espace Mudita

Bienvenue à l’espace Mudita

Mudita est un institut de massage et un espace de pratique dédié au bien-être et au prendre soin, situé dans le paisible quartier de Las Cobas, Perpignan. Prenez rendez-vous par téléphone ou par mail, garez-vous facilement tout près, sonnez et effectuez les quelques pas qui vous mèneront au bien-être.

Votre corps et votre esprit vous  remercieront !

Car le massage, plus qu’un répit, procure une profonde relaxation et un lâcher prise dont nous avons tous besoin. Il contribue à éliminer les tensions et les toxines accumulées au fil du temps sous les effets du stress, de la fatigue et des émotions.

En détendant le corps et en apaisant le mental et le système nerveux, il permet de véritables retrouvailles avec soi.

Il constitue un outil très précieux pour se déposer, se rééquilibrer, s’harmoniser et faire circuler en soi l’énergie vitale. Le massage est une porte vers le bien-être, notre corps est une porte vers notre être.

Se faire masser régulièrement participe à votre équilibre au quotidien.

Alors n’hésitez plus ! Par téléphone ou par mail, prenez rendez-vous.

 

Actualités

Bon Cado massage…

Vous souhaitez faire un cadeau à un proche ?

Ne cherchez plus ! Offrez-lui un bon cado et donnez lui l’occasion de se consacrer à sa détente.

Un massage bien-être, c’est le cadeau idéal !

 

 

 

Atelier du printemps

Le Foie et l’élément Bois

samedi 9 mars 2024 de 10h00 à 12h30

pour plus d’infos cliquez ici

 

 

 

 

 

Les massages suspendus pour Mares i Nens

une opportunité de participer au bien-être de votre prochain.e

Un petit récit personnel en quatre actes du pourquoi et du comment. 

Acte I Aider mais comment.

Quelques années en arrière. C’est l’hiver, début de soirée, il fait nuit. Je viens de me garer aux abords du centre ville de Perpignan, je marche dans la rue pour me rendre chez un ami qui m’a invitée à dîner. Une jeune femme en pleurs, le visage tuméfié vient vers moi. Dans ses sanglots elle me supplie de lui donner de l’argent, pour une nuit d’hôtel en sécurité avec sa fille, loin du conjoint qui l’a maltraitée. Je lui demande où est sa fille, dans une cage d’escalier d’immeuble. Je sens bien que ce n’est pas de l’argent qu’il faut à cette femme. C’est autre chose, que son être demande. La pensée me traverse d’annuler mon dîner et de les ramener chez moi, mais cela ne sonne pas juste. Une question me traverse aussi, est-ce que c’est vraiment pour un hôtel cet argent, mais qu’importe, sa souffrance est réelle et les coups qu’elle a reçus aussi. Habitée par un mélange d’empathie et d’impuissance, je lui donne de l’argent, après coup je regretterai de n’avoir même pas donné une somme suffisante pour une chambre d’hôtel. Elle me tombe dans les bras, j’accueille ses larmes et ses cheveux bouclés, oui, déjà, c’était plutôt ça, l’urgence. Elle me dit que je suis bonne… de mon côté je ne suis pas vraiment satisfaite de mon action. 

Lorsque l’étreinte se relâche je lui souffle de passer une nécessaire nuit de repos à l’hôtel, et demain avec le nouveau jour, agir pour ne plus être auprès de cet homme qui la maltraite, elle me répond que je sais bien que ce n’est pas possible. Elle me répète que je suis bonne, avec ses trente euros dans la main, en s’éloignant à reculons, toujours en larmes. 

Je dîne chez mon ami chaleureux qui a cuisiné avec tendresse mais pourtant tout me semble amer. 

Acte II Café suspendu.

Par un passé un peu plus lointain j’ai tenu un café. Un café littéraire. Nous l’avions créé à deux, avec mon compagnon de l’époque, Miguel Blanco. Nous avions en commun nos études universitaires et le goût des lettres, et l’envie de proposer un lieu vivant de culture pour tous. Il y avait une bibliothèque et des journaux disponibles sur place. Des soirées poésie, du café théâtre, des cafés philo ou encore des concerts animaient le lieu. Chaque jour il y avait une citation inscrite sur une ardoise, et toute personne trouvant le nom de l’auteur gagnait un café. Nous nous amusions beaucoup avec ce jeu, qui animait le comptoir. Néanmoins je me souviens que pendant une période il y avait un monsieur qui venait tenter sa chance, et qui ne buvait un café que lorsqu’il gagnait. S’il ne trouvait pas, il finissait par repartir sans rien consommer. 

Alors mon compagnon qui avait beaucoup voyagé en Italie comme guide culturel, et connu à Naples la coutume du café suspendu, l’avait instaurée dans notre lieu. 

Cette coutume consistait, pour qui le souhaitait, à régler un café -ou une autre boisson- qu’il ne consommerait pas. Il était donc payé d’avance, pour quelqu’un qui n’aurait pas les moyens de se l’offrir. La population autour connaissant ce fonctionnement, celui qui n’avait pas d’argent pour s’offrir une boisson chaude pouvait entrer dans le café et demander à consommer un café suspendu. Le café suspendu, c’est un peu comme laisser des manteaux pendus aux arbres pour ceux qui ont froid. Et nous avions pu constater que cette proposition toute simple faisait plaisir et que beaucoup de personnes aiment contribuer pour leur prochain.

Acte III Mudita.

Depuis que je suis masseuse, plus de douze ans maintenant, j’ai gardé cette envie de proposer des « massages suspendus ». En effet je vois bien que les massages « bien-être », dont le toucher bienveillant et conscient est emprunt d’une écoute non jugeante du corps et de l’être, nourrissent beaucoup de besoins de mes frères et sœurs humains et soignent des parts blessées en eux, mais sont inaccessibles financièrement pour beaucoup de personnes, et peut-être pour ceux qui en auraient le plus besoin. Combien de fois ai-je entendu la fameuse phrase « vos massages devraient être remboursés par la sécurité sociale! »… 

Mais comme mon cabinet de massage est un lieu intimiste dans lequel je reçois sur rendez-vous une personne à la fois, il n’est pas possible d’entrer demander s’il y a un massage suspendu à consommer, et je ne peux le servir instantanément comme on ferait couler un café…
Alors pour me rapprocher de cette idée, j’ai créé une petite loterie. J’ai disposé dans ma pièce une tirelire, dans laquelle on peut glisser 1 euro, et une petite boîte à côté, dans laquelle on est invité à déposer un petit papier plié sur lequel on a écrit le nom et l’adresse d’une personne à qui on souhaite offrir un massage. Lorsque le montant du massage est atteint, j’organise un tirage au sort et si c’est la personne que vous avez inscrite qui est tirée bingo, c’est elle qui recevra par la poste le bon cadeau pour le massage. Et si c’est quelqu’un d’autre, eh bien vous aurez la joie d’avoir contribué pour lui, pour elle. 

J’ai appelé cette loterie « Mudita », ce qui signifie en sanskrit et en pali « la joie du bonheur des autres » -ou comment être toujours heureux. «C’est plus précisément », nous dit Wikipédia, « une joie empathique, une joie bienveillante et altruiste qui se réjouit du bonheur et des succès des autres. C’est une joie sacrée qui fait son délice du bien-être de son prochain, au lieu de nourrir des pensées envieuses et jalouses à son égard. »

Mudita est aussi une des quatre valeurs piliers du massage thaï qui me touche tout particulièrement, à tel point que j’ai aussi baptisé mon espace de soin et de pratique de ce nom.

Acte IV Mares i Nens

Tout ça c’est très bien me direz-vous, mais ce n’est pas vraiment un massage suspendu. J’ai reçu parfois des personnes qui voulaient contribuer à la loterie sans écrire de nom, car elles souhaitaient que leur participation profite à une personne défavorisée réellement dans le besoin, et non pas à un ami qui pourrait se l’offrir s’il en avait réellement envie. Aussi, l’une d’elles m’a suggéré de me mettre en lien avec Mares i Nens, une association située à Bompas (66) qui accueille des mères en détresse et leurs enfants. Deux choses sont sûres me dit-elle, premièrement ces femmes ont subi de la maltraitance et à un moment dans leur chemin une séance de massage pourrait être précieuse pour renouer en douceur avec leur corps, avec leur être, et deuxièmement, aucun doute qu’elles n’en ont pas les moyens financiers… 

Alors je me renseigne sur Mares i Nens. Je m’aperçois que cette association procure exactement l’aide concrète qu’il aurait fallu à la jeune femme en larmes de mon récit. Centre d’hébergement et de réinsertion sociale, leur aide va de l’asile de nuit pour les situations d’urgence, à un hébergement de plus longue durée dans des structures collectives ou individuelles. Le centre soutient et accompagne les personnes pour retrouver leur autonomie. 

Une boucle se boucle, je rencontre l’équipe du centre et nous décidons d’instaurer le « massage suspendu » au profit des femmes accueillies par Mares i Nens qui seraient prêtes à en profiter. Actuellement le centre héberge seize femmes, chacune avec une histoire unique. Certaines vont bientôt partir, d’autres prendront leur place…

Dénouement 

Alors si vous avez lu tout ce long texte, félicitatioooons! Vous pouvez maintenant choisir si vous en sentez l’appel, de participer à cette action. A vous de voir si vous pouvez offrir un euro, un massage suspendu, deux ou plus…

De tout cœur merci d’avoir lu, merci d’être, merci de votre participation si elle s’invite, 

Cécile

 

Infos pratiques pour aller au bout de votre élan: pour offrir un massage suspendu à l’attention de Mares i Nens vous pouvez m’envoyer un chèque, faire un virement ou passer à l’Espace Mudita (le cabinet) sur rendez-vous. N’oubliez pas d’indiquer l’objet de votre paiement.

-chèque à l’ordre de Cécile Dumas à envoyer à : Cécile Dumas, 2 rue Anselme Mathieu, 66000 Perpignan 

-virement classique: demander le rib par mail: ceciledumasmassage@yahoo.com

-Paylib ok: 0686349399